Bien A — studio
Prix affiché : 92 000 €
Loyer mensuel envisagé : 560 €
Loyer annuel théorique : 6 720 €
Rendement brut sur prix : 6 720 / 92 000 = 7,30 %
Le ratio attire l’attention, mais il ne décrit encore ni les coûts ni le financement.
Leçon en accès libre
01 · Cadrer le projet avant de chercher un bien · Investir dans l'immobilier locatif en France — Choisir un bien rentable, financer l'achat, maîtriser la fiscalité et gérer la location
Prix affiché : 92 000 €
Loyer mensuel envisagé : 560 €
Loyer annuel théorique : 6 720 €
Rendement brut sur prix : 6 720 / 92 000 = 7,30 %
Le ratio attire l’attention, mais il ne décrit encore ni les coûts ni le financement.
Prix affiché : 128 000 €
Loyer mensuel envisagé : 700 €
Loyer annuel théorique : 8 400 €
Rendement brut sur prix : 8 400 / 128 000 = 6,56 %
Le rendement brut est plus faible, mais la comparaison n’est pas terminée.
Dans cette leçon, nous appelons rendement brut sur prix le calcul :
loyer mensuel × 12 ÷ prix affiché × 100.
Pour le bien A : 560 × 12 = 6 720 € de loyer annuel théorique ; 6 720 ÷ 92 000 = 0,07304 ; multiplié par 100 et arrondi à deux décimales, cela donne 7,30 %. Pour le bien B : 700 × 12 = 8 400 € ; 8 400 ÷ 128 000 = 0,065625, soit 6,56 % après arrondi.
Ce ratio est utile pour une première lecture parce qu’il met deux loyers et deux prix sur une base commune. Mais il ne répond pas encore à la question « combien ce projet me coûte-t-il réellement par an et après financement ? ». Il suppose implicitement douze mois de loyer, ignore les dépenses retenues dans votre scénario et ne tient pas compte de l’échéance de crédit. Le problème n’est donc pas la formule : le problème serait de lui demander une conclusion qu’elle ne contient pas.
Gardez une convention stable : si vous utilisez le prix affiché au dénominateur pour un bien, utilisez le prix affiché pour l’autre. Si vous préférez plus tard calculer un rendement sur coût total, faites-le pour tous les biens et nommez clairement ce nouveau ratio. Une comparaison est fiable quand les définitions restent identiques d’une colonne à l’autre.
| Ligne annuelle ou initiale | Bien A | Bien B | Comment l’utiliser |
|---|---|---|---|
| Prix affiché | 92 000 € | 128 000 € | Point de départ, pas coût total. |
| Frais d’acquisition estimés pour l’exercice | 7 800 € | 10 600 € | Hypothèse initiale fournie pour comparer les deux cas. |
| Travaux avant location | 9 000 € | 2 500 € | Coût initial distinct des dépenses annuelles. |
| Loyer annuel théorique | 6 720 € | 8 400 € | 12 mois de loyer avant vacance testée. |
| Vacance testée | 560 € | 350 € | Une hypothèse de stress, pas une prévision certaine. |
| Charges et assurance restant au bailleur | 1 250 € | 1 050 € | Hypothèse annuelle du cas. |
| Entretien testé | 650 € | 700 € | Provision de scénario à documenter ensuite bien par bien. |
| Fiscalité simplifiée pour l’exercice | 0 € | 0 € | Neutralisée ici pour isoler le mécanisme ; la fiscalité sera étudiée plus tard. |
| Dette annuelle dans l’exercice | 5 160 € | 5 760 € | Hypothèse de financement fournie pour comparer la trésorerie. |
€ / an
Le bien A commence avec le meilleur rendement brut : 7,30 % contre 6,56 % pour le bien B. Ajoutons maintenant les hypothèses annuelles de l’exercice.
Pour A, le loyer annuel théorique est 6 720 €. Nous retranchons 560 € de vacance testée : 6 160 €. Puis 1 250 € de charges et assurance et 650 € d’entretien : il reste 4 260 € avant dette. Après 5 160 € de remboursement annuel dans l’hypothèse, la trésorerie de l’exercice est −900 € par an, soit −75 € par mois.
Pour B, 8 400 € de loyer théorique moins 350 € de vacance donnent 8 050 €. Après 1 050 € de charges et assurance et 700 € d’entretien, il reste 6 300 € avant dette. Après 5 760 € de dette annuelle, la trésorerie de l’exercice est +540 € par an, soit +45 € par mois.
Cette démonstration ne dit pas que le bien B est « meilleur » dans l’absolu. Elle montre une chose plus précise : la hiérarchie donnée par le rendement brut peut changer lorsque l’on pose une autre question. Le cash-flow prévisionnel après financement doit intégrer le service de la dette ; il ne se déduit pas du rendement brut. De plus, les coûts initiaux de A sont plus élevés dans ce cas : 7 800 € de frais d’acquisition et 9 000 € de travaux, contre 10 600 € et 2 500 € pour B. Vous devrez encore étudier le marché locatif, l’état du bien, la copropriété, le DPE, la fiscalité et le financement réel avant toute décision.
Retenez donc une discipline : un ratio sert à une question définie. Le rendement brut répond à « quel loyer annuel théorique par rapport au prix ? ». Le flux avant dette répond à « que reste-t-il après les dépenses d’exploitation retenues ? ». La trésorerie après dette répond à « que reste-t-il après les remboursements dans ce scénario ? ». Ne donnez pas le même nom à ces trois sorties.
Pour C, le loyer annuel théorique est 650 × 12 = 7 800 €. Rendement brut : 7 800 ÷ 105 000 × 100 = 7,43 %. Après 650 € de vacance testée : 7 150 €. Après 1 550 € de dépenses d’exploitation : 5 600 €. Après 5 700 € de dette : −100 € par an.
Pour D, le loyer annuel théorique est 690 × 12 = 8 280 €. Rendement brut : 8 280 ÷ 118 000 × 100 = 7,02 %. Après 345 € de vacance : 7 935 €. Après 1 250 € de dépenses d’exploitation : 6 685 €. Après 6 000 € de dette : 685 € par an.
Dans les hypothèses fournies, D mérite d’être approfondi en premier si votre critère prioritaire est la trésorerie de ce scénario, malgré un rendement brut inférieur à C. Une justification complète pourrait citer 7,02 % de rendement brut, 6 685 € avant dette et 685 € après dette. Mais ce n’est pas encore une décision d’achat : vous pourriez notamment demander la source du loyer, le détail des charges, l’état réel du logement, les travaux de copropriété, le DPE ou les conditions exactes de financement.
Vous avez maintenant le langage économique de base. La prochaine étape est de rendre ces calculs répétables sans erreur d’unité. Pour cela, vous allez construire puis contrôler une petite grille dans un tableur avant de l’utiliser sur de vrais projets.
Retrouvez la présentation, le programme et les autres aperçus de cette formation.
| Repère | Bien A (€ / an) | Bien B (€ / an) |
|---|---|---|
| Loyer théorique | 6 720 | 8 400 |
| Après vacance | 6 160 | 8 050 |
| Après dépenses d’exploitation | 4 260 | 6 300 |
| Après dette | -900 | 540 |